KHALIL ADIL - "LA GUERRE ?"
- sytounmcef
- 29 janv.
- 13 min de lecture
« Tôt ou tard, l’Europe va entrer en guerre contre la Russie, c’est inévitable !
– Mais non, voyons. Plusieurs pays d’Europe ont l’arme atomique. La Russie l’a également. Ce n’est dans l’intérêt de personne d’entrer en guerre ! »
« S’il y a une guerre, doit-on y participer, en tant que musulmans? Dans quel camp ? »
« La fin des temps approche. La grande bataille où les romains vont s’allier aux croyants également ! »
…
Les pronostics sont la spécialité de beaucoup de gens sur internet.
Généralement, tout le monde dit tout, n’importe quoi et le contraire.
Les alarmistes avancent à nouveau des dates pour la fin des temps, comme ils l’ont fait en 2000, 2012, 2020…
Va-t-il y avoir une guerre en Europe ?
Une troisième guerre mondiale ?
L’Armageddon ?
La seule réponse que je peux donner en étant sûr de ne pas me tromper, c’est Allah u alam. Moi, je n’en sais rien. Je ne lis pas l’avenir et l’actualité a beau être angoissante, on ne sait pas ce que les dirigeants se disent dans les coulisses. La politique profonde existe et nous n’y avons pas accès. Donc rien ne sert de spéculer.
En revanche, il est important de se préparer pour le cas où, effectivement, le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui, devait changer.
Ce qui implique déjà de prendre conscience que la paix n’est pas une garantie.
Historiquement, pratiquement chaque génération a été confrontée à de grandes difficultés : la guerre, l’instabilité politique, le manque de nourriture pouvant aller jusqu’à la famine… si on ne regarde que le XXème siècle sans quitter la France, on a déjà deux guerres mondiales, une guerre de décolonisation (même si les combats se sont déroulés sur le sol algérien), plusieurs crises économiques majeures, une forte instabilité politique (la France a changé deux fois de République en passant par une période d’occupation durant laquelle, soit dit en passant, les résistants étaient appelés « terroristes » par le pouvoir en place – méditera qui voudra)… ce qui n’est que la continuité des évènements des siècles précédents. Auparavant, il y a eu la révolution, la première et la deuxième République, le premier et le second Empire, la guerre franco-prussienne et bien d’autres crises politiques, économiques, sociales… bien plus violentes que celle que le pays traverse aujourd’hui. Et là, je n’ai pas quitté la France ni l’Histoire récente.
Si on ne reste qu’au XXIème siècle mais qu’on va regarder les évènements en Afrique ou au Moyen-Orient, force est de constater que les guerres et autres crises politico-économiques et sociales sont monnaies courantes :
– Génocide en Palestine. Précédé par une occupation expansionniste répressive et un apartheid depuis plus de 70 ans.
– Génocide au Congo qui dure depuis des décennies.
– Génocide en Birmanie.
– Génocide au Turkistan Oriental.
– Guerre civile au Soudan où s’enchainent les massacres de civils, femmes et enfants compris.
– Le Yémen sous les bombes, frappé par la famine.
– Guerres, affrontements et exactions dans diverses régions en Afrique, comme au Sahel ou en Somalie où milices, groupes armés rivaux et mercenaires s’affrontent pour les richesses et le pouvoir, au détriment des populations civiles qui meurent sous les balles ou la faim.
– Forte instabilité dans de nombreuses autres régions du monde. Début janvier 2026, le criminel mégalomane Donald Trump a (une nouvelle fois) violé le droit international en attaquant le Venezuela et enlevé son président pour s’accaparer le pétrole et autres ressources d’un territoire qui ne lui appartient pas.
Comme quoi, même de nos jours où l’humain se vante d’avoir « progressé », la paix est loin d'être acquise. Très souvent, elle ne voit le jour qu’entre deux crises.
Un frère m’a un jour raconté son voyage d’étude en Syrie entre la fin des années 90 et le début des années 2000. À l’époque, m’a-t-il raconté, les gens vivaient normalement, comme en Occident, sans se douter que les années à venir allaient être effroyables.
Idem pour le Liban. Il n’y a pas si longtemps, ce pays était considéré comme la Suisse du Moyen-Orient.
Il en va de même pour la Lybie avant la mort de Kadhafi.
Et les exemples ne manquent pas.
Aujourd’hui, en France, nous avons le sentiment que la paix est un acquis car elle dure depuis plusieurs décennies et que tout un conditionnement social a été mis en place pour nous faire croire que le monde ne faisait que progresser, guidé par l’Occident.
Mais récemment, la guerre en Ukraine et le covid ont rappelés que rien n’est impossible et que la fin du monde tel que nous le connaissons pourrait non seulement très bien avoir lieu, mais aussi que cela pourrait aller beaucoup plus vite que nous le pensons.
Quelle sera notre réaction lorsque cela arrivera ?
Serons-nous unis et solidaires ?
Ou serons-nous prêts à nous entretuer pour un quignon de pain ?
Puis, si nous survivons, quelle société reconstruirons-nous ?
La réaction de certains durant le covid et la crise des gilets jaunes nous donnent déjà un indice.
Même si, évidemment, Allah u alam.
Maintenant, cela ne veut pas dire qu’il faut sombrer dans le défaitisme ni la paranoïa. Seulement être réaliste et se préparer à toute éventualité. Car quand un évènement grave se produit, tout le monde ne le vit pas de la même façon. Généralement, ceux qui ne se voilaient pas la face et avaient anticipé sont bien moins ébranlés que les rêveurs refusant de sortir de leur cocon idyllique. Ceux-là, cauchemardesque est leur réveil.
Quant à la fin des temps… les petits signes prophétisés par notre bien-aimé messager d’Allah ﷺ se multiplient, et le monde actuel n’est pas à l’abri de voir arriver les grands d’ici peu. Comme il se peut que l’humanité connaisse un jour l’an 7202 du calendrier hégirien sans que ni le Mahdi, ni le Dajjal, ni Gog et Magog ne soient encore apparus.
À l’époque de l’envoyé d’Allah ﷺ, plusieurs hommes ont déjà demandé à quel moment précis aura lieu la fin des temps. Jamais le Prophète ﷺ n’a donné de date. Mais il ﷺ répondait souvent par des exhortations à faire le bien : « et qu’as-tu préparé pour elle ? », « si tu es encore en vie au moment où l’ange Israfil soufflera dans la trompe mais que tu es capable de planter une graine, alors fais-le ! »… cela pour nous faire comprendre que spéculer sur la date de l’apocalypse n’est ni utile ni profitable. Mais qu’au contraire, il faut agir avant la fin… de notre vie. Parce qu’à partir du moment où l’ange de la mort vient récupérer notre âme, Armageddon ou pas, Dajjal ou pas… pour nous, c’est terminé ! Et à ce moment-là, ce n’est plus la date de la fin des temps qui nous paraitra importante à connaitre, mais surtout si nous sommes en route vers le Paradis ou l’Enfer… sachant que si la vie d’ici-bas est éphémère, celle de l’Au-Delà est éternelle.
Hélas, le confort de l’Occident a produit trop de rêveurs idéalistes qui ne comprennent pas que le monde ne fonctionnera jamais selon leur bon vouloir. Qu’il ne suffit pas de scander des slogans pour changer le monde et régler des conflits. Et malheureusement, beaucoup de musulmans se sont occidentalisés et ont sombré également dans cet état d’esprit oisif et irresponsable. Cette fixette sur les signes de la fin des temps sans que cela n’entraine de remise en question ni de réforme de nos âmes est un symptôme de cette maladie du coeur.
Mais ce n’est pas parce que nous tombons malades que nous ne pouvons pas guérir. Encore faut-il accepter sa maladie, l’autorité des médecins et la prise des traitements prescrits par ces derniers.
Dans le cas d’une guerre, étant donné l’état actuel du monde, c’est une possibilité que nous ne pouvons malheureusement pas exclure.
Évidemment qu’on ne la souhaite pas. Toute personne qui réalise ce qu’est vraiment une guerre ne peut pas souhaiter pareille calamité.
Quant aux agitateurs aux discours guerriers sur internet, ce sont des inconscients qui ne réalisent pas la gravité de leur propos. D’ailleurs, je vous parie la fortune de Rothschild que si une véritable guerre éclatait et que ces branquignoles prenaient alors conscience de ce à quoi ils ont appelé, moins de 10% d’entre eux l’assumeraient. Et encore…
Pour ceux et celles qui ont des grands-parents ayant vécu la guerre d’indépendance de l’Algérie, ou la Seconde Guerre mondiale, souvenez-vous comment ils nous en parlaient quand le sujet n’était pas tabou. C’était des souvenirs traumatisants.
Mais là encore, on parle de guerres « normales » dans lesquelles (en théorie) ce ne sont que des militaires qui s’affrontent (même si on sait très bien qu’il y a eu des exactions, des arrestations arbitraires sur base de simple soupçon ou dénonciation calomnieuse d’un voisin de basse moralité – familièrement appelé « collabo »…)
Si déjà la situation était invivable, alors posez-vous deux minutes et imaginez un peu ce qu’il en serait d’une guerre civile...
Je peux, sans risquer de me tromper, vous dresser le tableau en commençant par les premières victimes, qui sont toujours les innocents qui n’ont rien demandé à part vivre tranquillement, en sécurité avec un minimum. Quand le fiston immature endoctriné par des discours de va-t-en-guerre avec lesquels on lui a monté la tête sur internet ou dans certains groupuscules sort dans les rues avec son M16 pour tirer sur ses voisins qu’il n’aime pas, ce sont ses vieux parents pacifiques qui ont tout fait pour le raisonner quand il postait des commentaires incitant à la révolte qui se font abattre depuis leur fenêtre par le fils des voisins, lui aussi complètement inconscient mais adhérant à une idéologie différente, avant que les deux ne se retrouvent pour régler leurs comptes après avoir éliminé d’autres innocents entretemps, torturé ceux qu’ils soupçonnaient d’être des ennemis et violé celles qu’ils ne jugeaient pas assez dans leur camp.
Et une fois que toute cette boucherie est terminée, c’est le chaos.
L’anarchie.
Des orphelins pleurant leurs parents.
Des pères pleurant leur famille.
Des mères en larmes portant le corps sans vie et déchiqueté de leur bébé.
Des victimes rescapées traumatisées à vie.
…
Voilà ce qu’est une guerre civile !
Sincèrement, quel être humain sain d’esprit peut souhaiter cela ?
Malheureusement, même si on espère vivement que cela n’ait pas lieu, eh bien il faut s’y préparer.
Prier pour le meilleur, tout en étant prêts pour le pire.
Sans oublier, pour mes frères et sœurs fi Llah, que nous sommes des musulmans.
En tant que musulman, je n’oublie pas à quel point la France a été ingrate envers les Noirs, Arabes et Musulmans qu’elle a envoyé se faire trouer la peau sur le front durant ses guerres qui ne nous concernaient pas. Tolérante quand il s’agit de nous envoyer mourir pour elle, puis reconstruire le pays après que d’autres européens l’aient détruit… puis à nouveau raciste et islamophobe une fois la paix revenue. Donc non. En tant que musulman, je n’ai pas l’intention de me prendre une balle dans la tête pour la République maçonnique. Que ce soit en allant combattre des russes ou n’importe qui d’autre qui ne m’ont rien fait. Comme Mohamed Ali l’a dit lorsqu’il a refusé de rejoindre l’armée américaine pour la guerre du Vietnam : « aucun Viêt-Cong ne m’a jamais traité de nègre ! »
De la même manière, l’Etat français prétend libérer mes sœurs sans les écouter en leur interdisant de porter le voile et me traite d’islamiste séparatiste entriste frériste et je ne sais quoi d’autre en iste car mon seul crime est d’avoir foi en mon Créateur et en Ses Messagers, de penser et de vivre ma vie selon les principes qui en découlent ! Puis demain, il va me demander de combattre pour ses intérêts ? Et si j’en reviens vivant, c’est pour me faire à nouveau traiter d’ennemi de l’intérieur venu grand-remplacer leur racisme colonial primaire ? Alors non ! Si le système injuste en place veut partir en guerre contre la Russie ou que sais-je, cela ne me regarde pas ! Ni moi, ni mes frères et sœurs fi Llah ayant un minimum de dignité. Le croyant ne se fait pas piquer deux fois dans le même trou. Et si des « imams » de plateau TV veulent faire des fatawas allant dans le sens du pouvoir en échange d’un susucre et d’une caresse, ça les regarde. Je ne leur reconnais aucune autorité ni légitimité.
Plutôt, mieux vaut être prêts à quitter l’Occident au cas où une guerre éclaterait et que des missiles se mettaient à pleuvoir au-dessus de nos têtes comme chez nos frères et sœurs dans de nombreuses régions du monde.
Ce qui implique de renoncer à ce confort destructeur qui empêche beaucoup d’entre nous d’envisager leur avenir ailleurs.
Seulement, si ce confort devait disparaitre en Europe, il n’y aurait plus le choix. Donc s’adapter et réapprendre la vie à la dure deviendrait une nécessité, de gré ou de force. Et pour ceux et celles qui ne s’y sont pas du tout préparés… l’éveil risque d’être brutal.
Alors évidemment, je ne dis pas qu’il faut tout plaquer et partir comme ça, sans préparation, refaire notre vie du jour au lendemain dans le désert du Sahara ou au fin fond des montagnes de l’Atlas. Seulement, il faut commencer à se préparer. Avant tout mentalement, car c’est l’état d’esprit qui facilite ou complique les étapes suivantes.
Et pour nous préparer psychologiquement, je pense que prendre conscience des bienfaits de la vie à la dure est capital. Avant tout, sur le plan spirituel, le détachement de ce bas-monde et de son confort est d’une aide précieuse pour qui veut développer une relation intime, profonde et sincère avec Allah azawajal. Comme le disent de nombreux gens de sciences enracinés dans la discipline du tassawwuf (que l’on traduit souvent par « soufisme », mais que l’on pourrait également désigner sous l’appellation de « purification intérieure », tezkiya at-nafs) : une seule du’a émanant du plus profond d’un cœur conscient de son impuissance, suppliant Allah azawajal par réel besoin est bien plus puissante qu’un milliard de du’as machinales et routinières sortant d’un ventre plein.
Ce mode de vie à l’occidental nous a, en grande partie, coupé de notre lien avec Allah azawajal. Renouer ce lien passera nécessairement par le fait d’adopter un autre mode de vie plus sain et adapté, plus enclin à nous reconnecter avec notre Créateur.
C’est avec un mode de vie simple, souvent confrontés à des difficultés et de l’incertitude que nous réalisons notre vulnérabilité.
Que sans Allah azawajal, nous ne sommes rien.
Que nous avons besoin de Lui.
C’est ainsi qu’Allah azawajal nous a créés : faibles et dépendants.
Durant des siècles, l’humanité n’a pas eu le choix : il fallait faire des efforts. Même les monarques étaient dans l’obligation de patienter quand ils envoyaient un émissaire porter un message dans une contrée voisine. Ce dernier n’avait ni de jet privé pour faire le voyage en quelques heures ni de téléphone pour communiquer de suite la réponse du destinataire.
Pour apprendre la science, il fallait parfois voyager, toujours s’assoir des jours et des semaines devant un professeur durant des mois… cela demandait beaucoup de patience et d’efforts. Mais au moins, on en mesurait la valeur.
Chers frères et sœurs fi Llah, que vous le vouliez ou non, l’effort fait partie des valeurs de l’Islam.
Notre din loue le travail sérieux et rigoureux, tandis qu’il blâme la paresse et l’oisiveté.
Notre Prophète ﷺ a d’ailleurs dit un jour à ses Compagnons, dans le sens d’un hadith rapporté par Al Boukhary et Muslim : « Parmi les choses que je crains le plus pour vous après moi, il y a la splendeur des richesses et les parures de ce bas-monde dont on va vous ouvrir les portes ».
Également, Allah azawajal nous informe que : {Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. Allah sait, tandis que vous, vous ne savez pas} (traduction rapprochée du verset 216 de la sourate 2).
Donc si quitter l’Occident à cause d’une guerre devenait réalité… il se peut que derrière cette dure épreuve se cache un cadeau d’Allah azawajal pour nous, muslimin, afin de nous remettre dans des conditions de vie terre à terre où nous serions forcés de réapprendre à vivre en symbiose avec le reste de la création, à cultiver la terre et ressentir de la gratitude envers Celui qui permet aux fruits, légumes, féculents… d’y pousser.
Maintenant, je ne sais pas ce qui arrivera.
Comme beaucoup, je prie pour le meilleur, le souhaite à tout le monde – musulmans et non-musulmans – mais je dois me préparer pour le pire.
Ce n’est pas simple, quand on est né et qu’on a grandi en Occident, de renoncer à son téléphone, sa voiture, son accès internet, son canapé… mais il faut s’y habituer, petit à petit, en commençant doucement par s’imposer des séjours d’un week-end, puis d’une semaine sans regarder d’écran.
Partir en randonnée en pleine nature, loin du béton et de toutes ces constructions humaines pour se trouver seul en harmonie avec la nature créée par Allah azawajal, d’abord sur une seule journée. Puis en bivouac, sur deux ou trois jours.
Réapprendre aussi à cultiver la terre, survivre en milieu naturel, faire l’effort de planter des graines, d’attendre des mois pour ressentir une véritable gratitude envers Allah azawajal lorsque des fruits, des légumes, des féculents et autres bonnes nourritures commenceront à pousser par Sa permission.
Et bien évidemment, se forcer à aller étudier le din correctement, en laissant cheikh Google, ustadh YouTube et mufti Facebook de côté dans le monde ténébreux des ultracrépidariens pour aller s’assoir devant un professeur ancré dans l’orthodoxie sunnite, faire ce qu’il nous demande, se taire quand il parle et apprendre humblement la science et surtout l’adab dont nous avons besoin pour connaitre et adorer notre Créateur comme Il l’attend de nous.
Ces petits efforts, à réaliser de manière progressive, sans nous imposer de trop lourdes contraintes ni brûler les étapes nous faciliteront bi hitnhi Llah, au cas où une situation de force majeure – qu’il s’agisse d’une guerre, d’une interdiction officielle de la pratique de l’Islam en France ou n’importe quelle autre fitna – nous impose un changement radical dans nos modes de vie.
D’ailleurs, je publie cette réflexion juste avant le mois de Ramadan. Encore un tremplin béni pour nous aider à éveiller nos cœurs et consciences, et commencer dès à présent à prendre de bonnes résolutions et habitudes pour la suite de nos vies.
Voilà le meilleur conseil que je peux vous donner, chers frères et sœurs fi Llah – et plus largement vous tous, qui que vous soyez, car ces paroles s’adressent aussi aux non-musulmans – en espérant vous être utile.
Cela dit, il n’y a pas qu’à une éventuelle guerre à laquelle il est nécessaire de nous préparer. Car si ça se trouve – et c’est ce que je souhaite, encore une fois – la majorité d’entre nous en sera préservé.
En revanche, il est une fatalité à laquelle aucun être sur cette terre ne saura échapper.
Et celle-là, que ce soit sur un champ de bataille ou au chaud dans notre lit, elle nous attend tous.
Et là encore, les gens se divisent en deux catégories : ceux qui l’acceptent et s’y préparent intelligemment, et les rêveurs qui font tout pour ne pas la regarder en face… quitte à ce que le réveil soit brutal.
Vous l’aurez compris, je veux parler ici de la mort.
Cette mort qui effraie tant de gens qui font tout pour ne pas y penser, bien qu’ils savent pertinemment qu’ils ne pourront y échapper…
L’actualité a au moins l’avantage de nous rappeler que cette mort nous pend au nez à tous.
Cette mort qui doit, au contraire, se préparer.
Et pour cela, notre Créateur nous a tout donné : un mode d’emploi parfait pour réussir notre vie, à travers le Coran et le modèle prophétique... et des rappels, à travers l'actualité, pour que nous n'oublions pas que nous n'avons pas été créés pour ce bas-monde.
Sur ce.





